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30 octobre 2012

Les Notes / 16

dans le mode de vie de mononcle Jack, l’alcool & les drogues ont toujours tenu une place importante / là encore, on peut avoir recours à une explication simple : Kerouac était ce qu’on appellerait aujourd’hui un polytoxicomane, mort d’alcoolisme après avoir délaissé les autres drogues / mais il a utilisé en bonne partie les drogues & l’alcool à des fins littéraires / tous ses livres ont été écrits sous l’influence d’une quelconque substance, y compris le café, dans le cas de l’ultime mise en forme de On the Road, Ann Charters l’a fait remarquer / alcools & drogues lui servaient aussi comme multiplicateurs de vie, destinés à intensifier ses expériences qui devaient, elles, nourrir son œuvre / Kerouac se voyait comme un athlète de la performance littéraire, il considérait ses livres comme de véritables exploits physiques / impatient, impulsif, ambitieux, pressé aussi par la nécessité de réussir pour pouvoir gagner sa vie, il a toujours « triché », exactement comme le ferait un athlète se dopant / il ne « pouvait » pas se permettre de consacrer trois ans à un livre comme il l’avait fait pour The Town and the CityOn the Road a été réécrit & « assemblé » sur le fameux rouleau (et non pas écrit) en trois semaines, Les Souterrains en trois jours, Big Sur en dix jours, etc. / une fois prise, il a conservé toute sa vie l’habitude d’écrire rapidement, under the influence, pour être plus performant (c’est même seulement après s’être remis à carburer à la benzédrine pour la première fois depuis le succès de On the Road qu’il a pu écrire Big Sur – & c’est précisément pour pouvoir écrire qu’il a cherché à s’en procurer, allant jusqu’à demander à un éditeur de lui donner le nom d’un médecin qui pourrait lui en prescrire)

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