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11 novembre 2012

Les Notes / 4

qu’on le veuille ou non, l’alcoolisme de Kerouac s’inscrit dans une sorte de tradition littéraire américaine (dont l’origine remonte peut-être à Edgar Poe) / l’importance de cette « tradition » est suffisamment grande pour que de très sérieux (et nombreux) universitaires se soient penchés sur elle, en écrivant de savants livres intitulés, par exemple, The Thirsty Muse / le phénomène est jugé à ce point important, particulier, significatif : cinq des huit prix Nobel américains de littérature étaient des alcooliques, Faulkner en était un, & Eugene O’Neil, bien entendu, & les deux grands représentants de la Lost Generation, Fitzgerald & Hemingway, les deux frères ennemis, dont au moins un écrasait tout le paysage littéraire de l’époque où Kerouac venait au rêve de l’écriture (pour n’importe quel écrivain américain débutant, dans les années 1930 & 1940, Hemingway était celui dont il fallait se démarquer – c’était « Papa ») / il ne faut pas charrier, naturellement, mais Kerouac s’inscrit tout de même dans la veine des grands écrivains américains alcooliques / c’est un problème de sociologie, si on veut

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